Ils dansent, embrassent, font des grimaces et préparent le café. Nous sommes entrés dans le monde des robots
J’ai toujours rêvé d’avoir un robot ! Et en 2020, nous avons célébré le centenaire de la naissance d’Isaac Asimov : scientifique et écrivain, célèbre pour ses romans de science-fiction, dont beaucoup sont consacrés aux robots.

Ainsi, avec Jacopo, le co-directeur du mois passionné de technologie, nous sommes allés visiter l’exposition La ville des robots à Milan. Dès notre entrée, nous avons eu l’impression d’être entourés de nombreux « amis », tous prêts à nous aider. Par exemple, dès qu’il m’a vu, un barman-robot très aimable m’a offert un café. « Merci beaucoup ! ».
Dans les livres d’Asimov, tous les robots étaient conçus pour obéir à trois lois : premièrement, ne pas nuire aux êtres humains ; deuxièmement, obéir aux ordres ; et troisièmement, se protéger eux-mêmes.
La réalité est toutefois quelque peu différente. Pour faire fonctionner les robots, les ingénieurs utilisent des réseaux neuronaux artificiels, c’est-à-dire des algorithmes qui simulent le fonctionnement du cerveau humain. Ces machines reçoivent de nombreux exemples d’une action et, après un certain temps, elles apprennent à la répéter. Les robots apprennent donc en copiant, un peu comme on le fait à l’école.
Et la première loi d’Asimov, alors ? Comment enseigne-t-on à ces machines intelligentes à ne pas nuire aux humains ? C’est un problème éthique complexe. Il existe des organismes internationaux, tels que la Communauté européenne et l’IEEE (l’association internationale des ingénieurs électriciens, électroniciens et informaticiens), qui fournissent des lignes directrices pour guider les constructeurs.
En réalité, les robots ne pensent pas comme nous, mais exécutent des programmes : ils peuvent planifier un itinéraire pour se rendre d’une pièce à l’autre, ou une série de tâches pour atteindre un objectif. Cependant, ils ne ressentent pas d’émotions et ne sont pas capables d’avoir des idées originales. Et les robots peintres et musiciens ne savent que copier des styles déjà existants.
Avant de nous quitter, j’ai une dernière question.
Comment fait-on pour programmer un robot ?
Construire un robot simple est à la portée même des élèves du collège. Cependant, pour faire de la robotique un métier, il est nécessaire de connaître de nombreuses matières : les mathématiques, la physique, l’informatique, l’électronique, la mécanique et l’intelligence artificielle, mais aussi de regarder des dessins animés afin de créer des machines à l’apparence amicale et fiable.
En effet, ces automates peuvent parfois intimider les gens. Cependant, ils ne sont pas en concurrence avec nous. Je rêve d’une société où les humains et les robots peuvent cohabiter !