Un satellite Vantor WorldView-3 a réussi à photographier ces derniers jours le satellite Starlink 35956 endommagé, permettant à SpaceX d’évaluer l’état de l’unité et de déterminer les mesures correctives à prendre.

Nous avons signalé que SpaceX lancera en 2025 pas moins de 167 missions au total (toutes avec des fusées spatiales Falcon 9). Bon nombre de ces lancements sont destinés à la méga-constellation Starlink, qui représente une part importante de l’activité de la société d’Elon Musk et qui a motivé le choix de l’introduction en bourse (IPO) prévue pour l’année prochaine. Ces derniers jours, cependant, un problème critique est apparu concernant le satellite Starlink 35956, qui aurait subi une panne et serait en train de rentrer dans l’atmosphère.
Selon les premières déclarations, l’unité aurait perdu une partie de son altitude de manière soudaine et aurait dispersé certains composants dans l’espace. SpaceX s’est mobilisée pour mieux comprendre la situation et a également prévu une première série de mesures correctives (via un logiciel) pour les autres unités.
Photo du satellite Starlink 35956 endommagé
LeoLabs, une société qui surveille l’espace afin de détecter de manière indépendante les débris spatiaux et les satellites, a signalé avoir rapporté le 17 décembre un événement énergétique lié au satellite Starlink 35956. Les données indiqueraient qu’il y aurait eu une explosion d’un composant plutôt que l’impact d’un débris spatial ou d’un autre objet étranger.
La société aurait également détecté la génération de dizaines de débris de petite taille, tandis que d’autres auraient pu se disperser entre-temps. La bonne nouvelle est que, compte tenu de l’orbite choisie (à basse altitude), les débris générés par la panne et le satellite lui-même rentreront dans l’atmosphère dans quelques semaines et brûleront complètement (probablement entre fin janvier et début février).
SpaceX a également demandé à Vantor d’utiliser son satellite WorldView-3 pour prendre une photographie détaillée du satellite Starlink 35956 endommagé. L’image a maintenant été rendue publique et date du lendemain de la détection du problème. Selon les informations disponibles, l’image a été prise alors que le satellite se trouvait au-dessus de l’Alaska, à 241 km de distance, avec une résolution de 12 cm/pixel.
La photographie montre que la structure du satellite est en grande partie intacte, avec le corps central (plat) et les deux grands panneaux solaires. C’est une bonne nouvelle, car cela limite les objets potentiellement dangereux de petite taille en orbite, même si leur durée de vie dans l’espace restera tout de même limitée. La possibilité d’utiliser des satellites pour la surveillance terrestre, y compris pour la photographie satellite-satellite, n’est pas nouvelle, mais elle était auparavant généralement réservée au domaine militaire. Avec la multiplication des entreprises opérant dans ce secteur (Maxar, Vantor, etc.), cette pratique se généralise.